paysagiste 77 - taille des arbres

Saint-Germain Paysage

Chacun rêve de voir ses arbustes bien fournis de la base au sommet ou d’admirer ses arbres avec des branches bien réparties. Pour y parvenir, le seul moyen est de les tailler. Voyons donc quand et pourquoi tailler ses arbres, comment le faire et quel style de taille faut-il adopter, avec les conseils d’expert de nos paysagistes 77 en Seine-et-Marne.

Pourquoi tailler les arbres et quand faut-il le faire ?

Chaque arbre subit divers aléas comme le vent, les attaques bactériennes, la vieillesse et les chocs. La taille va servir à l’aider à combattre tout cela et à lui donner une forme particulière pour équilibrer sa silhouette. L’élagage va lui permettre notamment d’orienter sa croissance, stimuler sa floraison et supprimer les branches mortes ou malades, tout en améliorant l’ensoleillement au cœur de la plante et en diminuant l’air stagnant enclin au développement de maladies.

Mais quand faut-il tailler ses arbres ? Cela dépend de la période de floraison. Si les fleurs apparaissent en été, il faudra tailler en automne ou au printemps car les bourgeons qui auront été coupés auront le temps de se régénérer. Et si les fleurs apparaissent au printemps, il faudra patienter jusqu’à la fin de la floraison pour ne pas couper les futures fleurs.

Pour les arbustes et arbres qui ne donnent pas de fleurs, les feuillus seront taillés à l’automne ou tôt au printemps et les conifères seront taillés à la fin du printemps. Attention certains arbres n’ont pas besoin de taille comme le bouleau, le camélia, le abies (sapin), le cèdre, le hêtre, le ginkgo, l’épicéa, le magnolia, le pin, le noyer, le tulipier et bien d’autres. Il faut aussi prendre garde de ne pas tailler ses arbustes ou arbres durant les jours de pluie (ou si le bois est mouillé) pour éviter les maladies, et durant les jours de grandes chaleurs pour éviter les brûlures et tout dessèchement.

Comment faut-il tailler ses arbres ?

En général, pour obtenir une coupe parfaitement nette qui va cicatriser vite, il faut tenir son sécateur avec la contre-lame vers le rameau à couper et la lame du côté du bois restant. Il faut aussi veiller à bien désinfecter ses outils entre chaque plante pour ne pas transmettre de spores de champignons ou de bactéries. Et pour les grosses branches, il faut employer un coupe-branche à deux mains. Mais encore, il faut penser à mettre du mastic cicatrisant sur les plaies de taille pour empêcher la venue de maladies. Plus en détails, pour un angle de coupe, il faut tailler les petites branches en biseau à 0,5 cm au-dessus du bourgeon et en faisant un angle de 30° dans la même direction que le bourgeon.

Pour raccourcir une branche trop longue, il faut prendre une scie ou un sécateur de force et la couper à l’aisselle d’une ramification secondaire qui est orientée dans la même direction que la branche originale et qui pousse à l’horizontale.

Pour reformer la flèche terminale de l’arbre, il faut choisir la branche la plus vigoureuse, présentant une croissance verticale, et couper en biseau juste au-dessus. Il pourra être nécessaire de tuteurer la flèche.

Pour enlever une branche jusqu’au tronc, il ne faut surtout pas la couper au ras du tronc, mais au-dessus du renflement (collet cicatriciel) qui se trouve à la base de la branche à son point d’attache sur le tronc.

Enfin, pour enlever une branche de plus de 3 centimètres de diamètre, il faut respecter 3 étapes pour ne pas déchirer le tronc. Il faut d’abord faire une incision à la scie à 30 cm du tronc sous la branche, puis scier la branche à quelques centimètres plus haut que l’incision et scier le chicot (pour l’enlever) juste au-dessus du renflement cicatriciel à la base de la branche.

Quelle taille faut-il adopter ?

La taille va donc dépendre du végétal.

Les tailles les plus courantes sont :

  • la taille douce qui sert à empêcher l’arbre d’atteindre de trop grandes proportions ;
  • la taille de réduction sur tire sève qui permet de dégager de l’espace autour des contraintes qui entourent l’arbre ;
  • la taille de réduction sur prolongement qui consiste à un raccourcissement de toutes les branches et à la suppression de tous les bourgeons ;
  • la taille en têtard (appelée émondage), généralement employée pour les haies bocagères, qui supprime toutes les branches en ne laissant que le tronc et la base des charpentières ;
  • la taille d’entretien sur tête de chat qui permet de conserver la forme et la dimension de l’arbre, d’améliorer sa floraison, de rendre son feuillage plus fourni, de supprimer ses branches mortes (ou trop longues ou trop nombreuses) et de faire pénétrer la lumière ;
  • la taille de sélection qui permet d’éclaircir un arbre en conservant son volume et sa forme ;
  • la taille sanitaire qui supprime toutes les anomalies de croissance, les blessures et branches mortes pour diminuer le risque de chute de branche et embellir l’arbre ;
  • l’écimage qui consiste à supprimer le haut de l’arbre (pratiqué surtout pour les conifères) ;
  • la taille de sauvetage qui fait suite à une descente de cime et qui consiste à enlever un peu plus que la partie sèche ;
  • la taille de fructification qui va favoriser la production de fruits ;
  • la taille de formation qui se pratique durant les premières années qui suivent la plantation pour assurer aux arbustes beauté, santé et longévité.